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Glossaire/Fiscalité

Conventions fiscales de la Géorgie

CDI · DTA · Accord de non-double imposition · Convention de double imposition · CDI fiscal

Difficulté: intermediate· 3 min de lecture· Mis à jour le 2026-07-22

Définition

Le réseau de conventions fiscales bilatérales de la Géorgie réunit plus de 50 accords visant à éliminer la double imposition des personnes physiques et morales. Ces traités définissent les droits d'imposition entre la Géorgie et l'État partenaire sur les revenus fonciers, les dividendes et les plus-values, garantissant une sécurité juridique optimale aux investisseurs étrangers.

En détail

Principes des conventions fiscales de double imposition

Les conventions de non-double imposition (CDI) sont des traités internationaux signés bilatéralement entre deux États. Leur objectif principal est de répartir le droit d'imposer les différents types de revenus (loyers, plus-values, dividendes, intérêts et salaires) perçus par un résident fiscal de l'un des États dans l'autre, évitant ainsi qu'un même revenu ne soit taxé deux fois.

Le réseau fiscal bilatéral de la Géorgie

La Géorgie a ratifié plus de {{data:treaty_count}} conventions fiscales, principalement élaborées sur le modèle de la convention fiscale de l'OCDE. Ces traités organisent la prévention de la double imposition par deux mécanismes principaux :

  • La méthode du crédit d'impôt : L'impôt prélevé dans le pays de la source (par exemple la Géorgie) vient en déduction de l'impôt dû dans le pays de résidence de l'investisseur.
  • La méthode de l'exonération : Les revenus imposés à la source sont exonérés dans le pays de résidence, sous réserve parfois de la prise en compte de ces revenus pour le calcul du taux effectif d'imposition (réserve de progressivité).

Application aux investissements immobiliers

Pour les investissements immobiliers réalisés par des non-résidents en Géorgie, la règle générale énoncée par les traités de l'OCDE s'applique : les revenus tirés de biens immobiliers (loyers et plus-values) sont imposables dans l'État où le bien est situé (lex rei sitae).

  • Revenus locatifs : La Géorgie accorde un régime fiscal très compétitif. Les particuliers peuvent bénéficier d'un taux d'imposition forfaitaire de 5 % sur les revenus locatifs résidentiels sous réserve d'un enregistrement auprès des autorités fiscales géorgiennes (Revenue Service).
  • Plus-values immobilières : La cession d'un bien immobilier résidentiel détenu depuis plus de deux ans par une personne physique est totalement exonérée d'impôt sur les plus-values en Géorgie. Si le bien est vendu avant deux ans, le taux d'imposition est de 5 %.

Résidence fiscale et obligations de déclaration

L'existence d'une convention fiscale ne dispense pas un investisseur de ses obligations déclaratives dans son pays de résidence. Une personne physique est généralement considérée comme résidente fiscale géorgienne si elle séjourne en Géorgie plus de 183 jours sur une période continue de 12 mois, ou si elle obtient le statut spécifique réservé aux personnes à fort patrimoine (High Net Worth Individual).

Spécificités géorgiennes

La Géorgie pratique un système d'imposition sur base territoriale pour les personnes physiques : les revenus de source étrangère sont exonérés d'impôt sur le revenu géorgien. Pour les investisseurs étrangers non-résidents détenant de l'immobilier en Géorgie, le réseau de conventions fiscales (incluant la France, la Belgique, la Suisse, le Luxembourg et le Canada) offre une clarté juridique stricte. Les loyers perçus sur le territoire géorgien sont imposés à la source à un taux très bas (5 % en régime simplifié) et le traité permet de neutraliser ou réduire l'impact fiscal dans le pays d'origine grâce aux mécanismes de crédit d'impôt ou d'exonération.

Exemple concret

Un résident fiscal français achète un appartement à Tbilissi pour de la location saisonnière et génère 12 000 USD de revenus locatifs annuels. En vertu du régime simplifié géorgien, il paie 5 % d'impôt en Géorgie, soit 600 USD. Selon la convention fiscale franco-géorgienne, la France reconnaît le droit de taxation prioritaire de la Géorgie sur les revenus immobiliers. Lors de sa déclaration en France, l'investisseur déclare ce revenu brut et obtient un crédit d'impôt équivalent à l'impôt français applicable, éliminant toute double imposition effective.

Erreurs fréquentes

  • ×Penser qu'une convention fiscale évite d'avoir à déclarer ses revenus géorgiens dans son pays de résidence.
  • ×Confondre l'obtention d'un titre de séjour par investissement immobilier (seuil de 150 000 USD) avec l'acquisition automatique de la résidence fiscale.
  • ×Supposer que l'exonération géorgienne des plus-values après 2 ans de détention efface automatiquement toute imposition dans le pays de résidence d'origine.
  • ×Ignorer l'obligation de s'enregistrer auprès du Revenue Service géorgien pour bénéficier du taux locatif réduit de 5 %.

Questions fréquentes

La Géorgie a-t-elle signé une convention fiscale avec la France, la Belgique et la Suisse ?

Oui, la Géorgie a conclu des conventions fiscales de non-double imposition en vigueur avec la France, la Belgique, la Suisse, le Luxembourg et le Canada. Ces traités encadrent strictement la fiscalité applicable aux loyers, plus-values et dividendes.

Où sont imposés les loyers d'un bien immobilier situé en Géorgie ?

Les loyers d'un bien situé en Géorgie sont imposables en Géorgie selon la règle de la situation du bien (lex rei sitae). Le propriétaire doit également déclarer ces revenus dans son pays de résidence fiscale, qui appliquera un crédit d'impôt ou une exonération selon les termes du traité.

Comment fonctionne le crédit d'impôt dans le cadre d'un traité avec la Géorgie ?

Le pays de résidence fiscale calcule l'impôt dû sur l'ensemble des revenus mondiaux, puis impute un crédit d'impôt correspondant à l'impôt déjà prélevé en Géorgie (ou égal à l'impôt théorique du pays de résidence), ce qui annule le risque de payer deux fois l'impôt sur le même revenu.

Est-on automatiquement exonéré d'impôt dans son pays d'origine si l'on devient résident fiscal géorgien ?

Non. Devenir résident fiscal en Géorgie ne suffit pas si l'administration de votre pays d'origine estime que votre centre d'intérêts vitaux ou économiques y demeure. Les conventions fiscales prévoient des règles de départage (critères de l'OCDE) pour trancher les situations de conflit de résidence.

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